Cet hiver, la Fondation pour l’alphabétisation diffusait une campagne sociétale particulièrement touchante. Avec une grande simplicité, leur bande-vidéo explique l’importance d’aider les analphabètes et annonce les services d’aide offerts par la fondation. Sur fond blanc, des mots écrits apparaissent et s’adressent aux personnes n’ayant pas de trouble de lecture, tandis qu’une voix narrative parle directement aux gens qui ont de la difficulté à lire. Le fait que dans une seule vidéo, l’organisation s’adresse à deux publics cibles différents au même moment dénote toute la puissance conceptuelle de la publicité. Au niveau rationnel, c’est très fonctionnel et économique, car un seul produit atteint l’ensemble des cibles. Au niveau plus émotif, le parallèle est très accrocheur puisqu’au premier visionnement, le spectateur est confus. Il s’attend à ce que les mots correspondent à la voix, donc il n’arrive pas tout de suite à dissocier la parole de l’écriture. Par la suite, cette publicité nous fait réaliser ce que vivent les analphabètes. C’est une concrétisation de l’injustice de ce phénomène et de l’importance de la lecture. S’ils ne savent pas lire, ils pensent que l’écriture signifie exactement la même chose que les paroles, alors que c’est faux. Personnellement, j’ai réalisé la nécessité des comprendre les mots écrits pour mieux capter le monde autour de nous et pour ne pas se faire tromper.
Bref, j’aime bien cette publicité, car elle démontre qu’avec un concept intelligent, on n’a pas besoin d’un grand budget et d’une séquence complexe pour arriver à nos fins. Elle est un bon exemple du fameux dicton «Less is more».
*Ne pas confondre la simplicité de la réalisation avec la maladresse de la réalisation dont je parle dans mon article précédent.
Avant tout, félicitations pour votre dernier travail pour mobiligo : 24/25!!!
RépondreSupprimerMaintenant le blog...
RépondreSupprimerBon article, très pertinent, bien écrit. C'est en effet un très bon message et une très belle continuité avec les précédents aussi.